
Aux Pays-Bas et en Belgique, les déductions pour l’innovation offrent des avantages fiscaux significatifs aux entreprises qui investissent dans la recherche et le développement. L’Innovation Box néerlandaise fonctionne grâce à un taux d’imposition réduit sur les bénéfices tirés de l’innovation, tandis que la déduction pour l’innovation belge exonère totalement un pourcentage de ces bénéfices. Les entreprises innovantes ont tout intérêt à explorer ces options.
Pays-Bas : la boîte à innovation encourage la recherche innovante par les entrepreneurs
L’Innovation Box est un régime de l’impôt sur les sociétés qui permet d’imposer à un taux réduit les bénéfices provenant d’actifs incorporels développés par l’entreprise elle-même, tels que de nouveaux produits, processus de production ou logiciels. Les bénéfices relevant de ce régime sont effectivement imposés à un taux d’environ 9 %, au lieu du taux normal pouvant aller jusqu’à 25,8 %.
Le régime ne s’applique qu’aux actifs développés par l’entreprise elle-même. Une distinction est faite entre les petites et les grandes entreprises. Les petites entreprises peuvent participer sur la base d’une décision de la WBSO, tandis que les grandes entreprises doivent fournir des droits supplémentaires (tels qu’un brevet) pour l’actif développé. Une entreprise est dite « de petite taille » si le bénéfice brut total tiré de l’actif au cours des cinq dernières années ne dépasse pas 37,5 millions d’euros et si le chiffre d’affaires total au cours de la même période ne dépasse pas 250 millions d’euros.
Bénéfice d’exploitation
On croit souvent à tort que 100 % des bénéfices d’une entreprise peuvent relever de l’Innovation Box. Même dans les entreprises de haute technologie, où la R&D est totalement imbriquée dans les opérations commerciales, une partie des bénéfices est affectée à la « fonction entrepreneuriale » de l’entreprise. Par conséquent, les autorités fiscales n’autoriseront toujours qu’une partie des bénéfices à entrer dans le champ d’application du « Fonds pour l’innovation ».
Cette partie dépend du rôle de la R&D dans le modèle d’entreprise. Pour déterminer la partie du bénéfice qui entre dans le champ d’application de l’Innovation Box, l’une des méthodes suivantes est généralement utilisée : la méthode de l’épluchure, la méthode du coût majoré, la méthode par actif ou la méthode forfaitaire. La méthode la plus appropriée est déterminée par une analyse fonctionnelle. V.O. travaille avec des conseillers fiscaux spécialisés qui peuvent apporter leur soutien à cet égard.
Belgique : la déduction pour innovation, une solution gagnante pour les petites et moyennes entreprises (PME)
La déduction belge pour l’innovation s’adresse aux entreprises qui tirent des revenus de la propriété intellectuelle, comme les brevets ou les logiciels protégés par le droit d’auteur. Ce régime a remplacé l’ancienne déduction pour brevets en 2016 et reflète désormais mieux les efforts réels de R&D des entreprises.
Bien que les exigences administratives soient assez strictes, il reste un puissant levier fiscal pour les entreprises qui investissent dans l’innovation technologique. L’objectif est de stimuler l’innovation et la valorisation de la technologie en Belgique. En investissant dans la R&D en Belgique, les entreprises peuvent réduire de manière significative leur charge fiscale et renforcer leur position concurrentielle – un véritable gagnant-gagnant pour les PME innovantes.
Charge fiscale effective
Les entreprises peuvent déduire de leurs bénéfices imposables jusqu’à 85 % de leur revenu net d’innovation. Cela peut réduire la charge fiscale effective à 3,75 % au lieu du taux normal de 25 %, en fonction de ce que l’on appelle le « Nexus break ». Il s’agit d’un facteur de correction qui détermine dans quelle mesure l’innovation découle d’activités de R&D menées par l’entreprise elle-même ou par des tiers indépendants. Dans la pratique, les PME dont le chiffre d’affaires consolidé est inférieur à 750 millions d’euros en bénéficient principalement, car elles ne sont pas concernées par l’impôt minimum de l’OCDE (deuxième pilier) de 15 %, qui peut partiellement neutraliser l’avantage dont bénéficient les grandes multinationales.
Le régime s’applique aux brevets, aux logiciels protégés par le droit d’auteur (s’ils sont liés à la R&D), aux droits d’obtenteur et aux médicaments orphelins. Les marques, les noms commerciaux et les noms de domaine sont exclus. En outre, l’entreprise doit être le propriétaire juridique ou économique des droits, par exemple en tant que (co)propriétaire, licencié ou usufruitier, et être assujettie à l’impôt belge sur les sociétés.
Vous voulez savoir si votre entreprise peut bénéficier d’avantages fiscaux ou vous avez d’autres questions à ce sujet ? Dans ce cas, veuillez contacter votre mandataire en brevets. Nous nous ferons un plaisir de vous aider ou de vous orienter vers un conseiller fiscal compétent.

