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Les marques dans le metaverse - Des mesures sont-elles nécessaires ?

Metaverse est le terme désignant les activités par lesquelles les gens entrent en contact par le biais de mondes virtuels plutôt que via un réseau social traditionnel. Il nécessite des lunettes et des casques de réalité virtuelle ainsi que des gants haptiques. Les marques font de plus en plus souvent partie de ces mondes virtuels. La protection de ces marques entre alors également en jeu.

Il n’existe en fait pas un seul metaverse mais bien plusieurs. En ce moment, on estime qu’environ 10 000 sont en cours de développement par un grand nombre d’équipes et de sociétés privées. En plus des applications de gaming, on trouve les pourcentages de hausse les plus élevés dans le commerce traditionnel, le commerce électronique et les actifs numériques. D’après les analystes, les metaverses représenteront un chiffre d’affaires de 191 milliards d’USD d’ici 2030.

Virtuel et remplaçable

Les enregistrements de marques de produits et de services du monde « réel » ne couvrent pas leur utilisation numérique. D’où l’importance de demander spécifiquement l’enregistrement pour une utilisation numérique. L’office européen des marques (EUIPO) reçoit de plus en plus de demandes de marques en ce sens. À cet effet, une distinction est faite entre les biens ou services virtuels et les jetons non remplaçables (jetons non fongibles, NFT). Ces derniers sont des certificats numériques uniques permettant au propriétaire d’un objet numérique de prouver son appartenance. 

L’EUIPO considère les contenus ou images numériques comme des « biens virtuels ». L’EUIPO classifie les biens virtuels et les NFT dans la classe de protection 9. Les services virtuels correspondants, comme le commerce en ligne de contenu numérique téléchargeable ou de biens virtuels authentifiés par NFT, entrent dans la classe 35. De grands noms tels qu’Apple, Amazon, BMW, Burberry, Deutsche Telekom, Gucci et Heineken ont déjà demandé leurs droits de marque dans ces classes.

Une barrière efficace

La protection des marques dans le metaverse vise à mieux faire valoir les droits propres et constitue une barrière efficace pour les tiers. La marque lifestyle Hermès, par exemple, a gagné un procès pour contrefaçon contre l’artiste Mason Rothschild. Il proposait dans le metaverse des versions NFT du célèbre sac Birkin sous le nom de « Metabirkin ».

Stratégie de marque dans le metaverse

Vous n’êtes pas encore actifs dans le metaverse ? Dans ce cas, vous pouvez donner vos droits de marque pour l’espace virtuel en licence à des tiers. De plus, faire enregistrer des marques dans les classes de protection 9 et 35 donne le signal que vous souhaitez être actifs dans le metaverse à l’avenir.

En outre, il est conseillé d’étendre la surveillance de la marque propre aux classes de protection 9 et 35 afin d’être au courant à un stade précoce d’éventuelles activités de contrefaçon de tiers dans le monde virtuel.

Une stratégie de marque dans le metaverse conçue sur mesure vous permettra de vous préparer. V.O. se fera un plaisir de vous y aider.

La contribution de

Portretfoto van Noëlle Wolfs

Noëlle Wolfs

  • Mandataire en marques, dessins et modèles européens et Benelux
  • Associée principale

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Noëlle Wolfs

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  • Mandataire en marques, dessins et modèles européens et Benelux
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