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L'intelligence artificielle source d’opportunités pour les brevets

On voit de plus en plus d’innovations basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (« machine learning ») par des ordinateurs. V.O. s’intéresse bien entendu également aux conséquences que cela peut avoir pour les brevets.

En 2016, AlphaGo, un système de DeepMind, a gagné au jeu de Go contre Lee Sedol, le meilleur joueur au monde. Le Go est un jeu de stratégie chinois vieux de plus de 2500 ans offrant une richesse combinatoire quasiment illimitée. Lors de cette expérience, AlphaGo a semblé faire preuve d’intuition et de créativité, deux caractéristiques humaines importantes qu’un ordinateur n’avait jamais paru avoir auparavant.

Il s’est agi d’une étape importante dans le développement de l’intelligence artificielle, généralement abrégée par le sigle IA. L’IA désigne les appareils qui enregistrent des données de leur environnement et y réagissent en prenant des décisions indépendantes en fonction de modèles reconnus par le système dans les données. L’IA, par conséquent, ne concerne pas principalement la puissance de calcul, mais la capacité à apprendre (indépendamment) et à prendre des décisions. L’IA est alimentée par l’apprentissage automatique, une technique qui permet de reconnaître des modèles dans de grands recueils de données.  Nous savions déjà une grande partie de ce qui se passe actuellement, mais en raison de la puissance de calcul croissante des ordinateurs, cette technologie connue peut de plus en plus être appliquée dans la pratique. Le mandataire en brevets Dirk de Jong a de nombreuses années d’expérience dans le développement de l’IA. Au cours de sa carrière, il a travaillé chez Philips dans le domaine de la reconnaissance de modèles et du traitement d’images : « Il est fascinant que nous en soyons maintenant arrivés au stade où nous avons des systèmes quasiment capables de penser par eux-mêmes, ce qui a évidemment des conséquences pour le secteur des brevets.  Tout d’abord en ce qui concerne la protection de la technique, mais cela pose également la question de savoir qui est l’inventeur de la technologie développée par ou avec l’aide d’un système d’IA ».

Des applications illimitées

Un domaine d’application bien connu de l’apprentissage automatique est la reconnaissance faciale. La reconnaissance faciale est complexe : les systèmes informatiques analysent des millions d’images, du niveau global jusque dans les moindres détails. C’est ainsi que des similitudes dans les traits du visage apparaissent. Les portraits sont parfois petits, mais cela suffit pour un modèle mathématique capable de trouver des similitudes entre les images. Ainsi, les services de stockage de photos de Google, Apple et Instagram analysent vos photos numériques.

Les systèmes d’IA sont également davantage utilisés dans le secteur médical. Dirk de Jong : « Dès les années 1970, des systèmes experts ont été développés, tels que le MYCIN, qui permettaient d’établir un diagnostic grâce à un raisonnement logique associé à un calcul de probabilité. Les systèmes basés sur des réseaux de neurones sont plus récents. Un réseau de neurones est entraîné avec des exemples étiquetés par le spécialiste, par exemple des images de tumeurs bénignes et malignes, et « découvre » par lui-même les règles avec lesquelles il peut poser un diagnostic sur la base d’une image non étiquetée. »

Applications technologiques

Le mandataire en brevets Jasper Groot Koerkamp prévoit de nombreuses innovations dans les années à venir sous l’angle de l’apprentissage automatique et de l’IA. « Je vois de plus en plus de clients se poser des questions à ce sujet. Je serais plus qu’heureux d’en discuter avec eux. Du point de vue des brevets, une question importante est de savoir s’il s’agit d’une application technologique, par exemple le traitement de données d’image ou de données de mesure, ou le contrôle d’un appareil sur la base de ces données. Si tel est le cas, une demande de brevet a plus de chances d’aboutir parce que l’aspect technique d’une invention est une condition préalable à l’obtention de la protection par brevet. »

Office européen des brevets

D’ailleurs, la façon dont l’Office européen des brevets évalue les demandes de brevet dans ce domaine est amenée à changer. Jasper Groot Koerkamp : « Cela ne nous facilite pas la tâche de déterminer si une demande de brevet est prometteuse. Nous voyons également de nombreuses start-up dans le domaine de l’IA qui ont que peu de connaissances en droit des brevets et craignent parfois d’être confrontées à d’énormes coûts. Par conséquent, et en raison de l’incertitude quant aux chances de succès, ils hésitent à demander un brevet. En revanche, les futurs investisseurs veulent savoir avec certitude s’il existe une possibilité de brevet. Lors d’un entretien exploratoire, nous pourrons discuter de tous ces aspects pour une invention spécifique.  Nous réfléchirons également ensemble à la façon dont les innovations peuvent être protégées pour d’autres applications, car les innovations dans ce secteur sont souvent applicables dans d’autres domaines. »

Aimeriez-vous en savoir plus sur l’intelligence artificielle et les possibilités de brevets ?
Le mandataire en brevets, Jasper Groot Koerkamp, se fera un plaisir de discuter avec vous de tous les tenants et aboutissants. E-mail: J.grootkoerkamp@vo.eu.

 

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